Quilotoa, une laguna pas comme les autres


Laguna Quilotoa

Le lac au fond du cratère du volcan Quilotoa

À quelques heures au sud de Quito, perdu dans les campagnes des Andes qui nous offre un patchwork de couleurs et de diversité de paysages impressionnant, perché à plus de 3900 mètres d’altitude, se trouve la magnifique Laguna Quilotoa.

Laguna Quilotoa vue du haut

Quilotoa Paysages 2 Quilotoa paysages1  Quilotoa vue depuis haut du cratére

Ce lac est un peu spécial, car il se trouve au milieu du cratère du volcan du même nom. Là-haut les vents sont forts et les nuits sont fraîches (très très froides même) mais la vue du haut du cratère est magnifique avec tout ces petits villages. Nous avons tout de même dormi dans une auberge en pierre sans eau, sans chauffage mais heureusement avec un poêle à bois, que nous avons, bien sûr, rempli sans attendre le bon vouloir du tenancier!

Quilotoa Place du marché

Place du Marché

Pour l’anecdote, depuis l’Amérique Centrale on se sent grandes. Voire très grande pour Mylène qui fait toujours au minimum une tête de plus que les locaux (même les hommes!) et qui parfois a bien du mal avec ses grandes jambes dans les transports. Eh bien, pour illustrer ça, voici une photo prise dans le bus pour Quilotoa, bien que les locaux portent de hauts chapeaux, on ne les voient même pas dépasser du siège, et cela nous fait bien rigoler…

Quilotoa Histoire de bus, chapeaux et petits gens

Mais ou sont les Équatoriens ??

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Quito, une ville coloniale comme on les aime!


La ville Coloniale, le centre historique

Quito San blas

Nous ne sommes pas des très grandes fans de grandes villes (mais plutôt des grands espaces). Néanmoins, nous avons été enchantées par la capitale Équatorienne : Quito. Plusieurs théories explique l’origine de son nom. L’une, lui attribuerait son origine d’une tribu indienne, nommée Quitus, installée bien avant que les inkas arrivent, début 1500 ou encore les Espagnols fin 1500. Mais la plus acceptée est la suivante, sa dénomination viendrait des langues tsa’fiki et cha’fiki, selon lesquelles le mot quito ou quitu serait  traduit par « tierra en la mitad del mundo« , ou en français, la terre au milieu du monde…

Quito est une ville située à 2800 mètres d’altitude, sujette aux tremblements de terre et aux éruptions volcaniques de son voisin Guagua Pichincha. Le centre historique de la ville, classé au patrimoine de l’Unesco, nous offre un défilé d’édifices religieux et coloniales, de petites rues pavées et de grandes places ensoleillées. Un régal.

Quito maisons coloniales Quito rue centre ville

Quito jolie rue de nuitQuito batisse coloniale

Si la vielle ville est très agréable nous fuyions la nouvelle ville et son quartier surnommé  Gringolandia (quartier des gringos, des étrangers)… Car tout y est artificiel, occidentalisé et idéal pour consommer en masse tout ce qui est importé, les commerces, sont bien entendu propriété de gringos et tout y est en anglais. Bref, c’est un quartier pour se sentir chez soi dans un autre pays ou pas… Ridicule!

La basilica del voto nacional

La construction de la basilique a été décidée par l’Assemblée nationale de l’Équateur en 1884. Les plans ont été dessinés par un architecte Français, Emilio Tarlier. Elle mesure 150m de long, et 35m de large. Nous sommes montées en haut d’une des 2 tours de 78m de haut, et plus de 300m.

Quito Basilica devant Quito Basilica inside Quito Basilica la tour Quito Basilica outside Quito Basilica rosas Quito vue depuis Basilica

Le téléphérique de Quito

Le jour suivant, nous prenons un peu (beaucoup) d’altitude, pour nous hisser en haut du téléférique qui surplombe la ville à plus de 4100 mètres d’altitude. Nous observons la ville qui s’étale sur 60kms!! dans une vallée, bordée au loin des plus hauts sommets du pays dont le Volcan Cotopaxi et son cône enneigé.

Quito Mylene en haut du Teleferico Quito Teleferico Ville + Vallee Quito Teleferico vue Cotopaxi

La Mitad del Mundo

Lors de notre séjour à Quito, nous sommes également allées sur l’Équateur, la ligne imaginaire qui coupe la Terre en deux. D’abord dans l’espace officiel, façon « Disneyland », sa sculpture, ses galeries, restaurants et boutiques et la fausse ligne… bref. Puis nous sommes allées dans l’autre musée, l’écomusée Intinan(à droite où la vraie ligne passe),  et nous avons réalisé quelques expériences assez surprenantes…La première consistait à mettre un oeuf en équilibre sur un clou, pas évident, mais possible! Nous avons ensuite essayé de marcher sur la ligne les yeux fermés mais impossible de marcher droit!! L’expérience de l’eau ensuite, sur la ligne, puis dans l’hémisphère sud, puis dans l’hémisphère nord! Et enfin, une expérience de force. Il faut tendre les bras en avant tendus, quelqu’un pousse et nous avons de la résistance dans un hémisphère ou dans l’autre. Mais sur la ligne notre corps résiste moins. En effet, la gravité est moins importante pour une histoire d’attraction de pôles annulée… Le poids aussi est différent car c’est la partie la plus ancrée de la terre et le centre de la Terre est très loin!!

MDM gravité

En Equateur, votre poids est plus faible que dans votre pays. Car c’est la partie la plus ancrée de la terre et nous sommes loin du centre de la Terre et la force de gravité est moindre.

MDM la vraie ligne

La vraie ligne de l’Equateur

MDM oeuf raté

Oeuf en non équilibre sur un clou

MDM oeuf ok

Oeuf en équilibre sur un clou

MDM marcher droit

L’expérience de marcher sur la ligne les yeux fermés

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Otavalo, premières couleurs équatoriennes


À notre grande surprise, nous débarquons en Équateur et trouvons un pays bien plus organisé et développé que ne le décrivent les guides ou les personnes qui y sont passées! Tant mieux!

Otavalo est une ville du Nord de l’Équateur, mais aussi le nom de l’un des peuples indigènes du pays. Ce peuple appartient à la nationalité Kichwa, plus connu sous le nom de Quechua et compte environ 65 000 membres dans la province. Les indigènes aux costumes colorés, nous baignent de nouveau dans une culture un peu moins occidentalisée que ce que nous avons vu et vécu en Colombie.

Lavanderia Otavalo

Lessive en famille, même avec les hommes ! ça change!

Le bon cochon, bouffe du marché Otavalo

Marché, le meilleur endroit pour un repas local et pas cher!

Ce sera aussi l’occasion de regarder les matchs de foot du mondial (eh oui Ecuador-Francia même groupe!) dans la rue devant les magasins de télé avec les locaux! Plutôt sympa comme ambiance! Nous aurons aussi la chance d’être hébergé chez Martia, une chambre chez l’habitant, rien de tel pour se baigner un peu plus dans la culture du pays.

Bout de tissu

Couleurs équatoriennes

Martia au travail

Martia, notre hôte, au travail. Elle gagne 2$ le sac. Ils sont vendus 15 à 20$

La notoriété des artisans locaux est l’une des raisons qui fait de la ville l’un des sites touristiques les plus fréquentés du pays. La ville est très réputée pour son grand marchè de textile du samedi, et donc très touristique. Bien sûr, il nous faut résister à la tentation de tous ces magnifique tissus colorés, sacs, écharpe, couvre-chef… donc nous partons nous perdre dans le marché des fruits et légumes, ou faire une randonnée avec notre hôte.

Couleurs locales marché Otavalo

Ambiance marché Otavalo

Femme marché Otavalo

Cascade Otavalo

Cascade de Peguche à 1h de marche d’Otavalo.

Bergère pas loin du lac introuvable d'Otavalo

Entretien de bord de route écologique 😉

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Las Lajas, une église à la limite


Las Lajas de face

Sanctuaire de La Lajas, attaché à la montagne

Las Lajas est située dans le village d’Ipiales, à la limite entre la Colombie et l’Equateur. C’est également une église particulière, puisqu’elle se trouve perchée au bord d’un précipice. Nous voici en effet en route pour l’Equateur… Car, même si la Colombie nous a enchantée, il est temps pour nous de continuer notre chemin vers le sud.

Las Lajas profil

Las Lajas au bord du vide

Las Lajas inside

A l’intérieur, décoration montagne dans l’autel

Au détour d’un virage, se dresse la très impressionnante église Las Lajas, au fond d’un canyon. L’église néo-gothique est construite à cheval sur des gorges, à l’endroit même où une petite fille muette avait retrouvé par miracle la parole. Un petit Lourdes du coin, qui est aujourd’hui un des plus grand centre de pèlerinage d’Amérique du sud et d’où les gens repartent avec leur petit bidon d’eau sacrée. Il aura fallu 15 ans pour construire cette église à moitié enterrée et à moitié dans le vide!

Las Lajas allées des miracle

Allée des miracles, plaques de marbre de remerciement

Bref, une dernière merveille Colombienne avant de passer la frontière.

LaLajas paysage

Sur la route de l’Équateur

Ecuador

 

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D’une Amérique à une autre – Coup de coeur Colombien


Petit bilan depuis notre départ du Guatemala et notre passage en Amérique du Sud.Carte Amerique Centrale

A- Guatemala City , Guatemala
B- San Salvador, El Salvador
C- La Libertad, El Salvador
D- San Salvador, El Salvador
E- Choluteca, Honduras
F- Lèon, Nicaragua
G- Granada, Nicaragua
H- Isla Ometepe, Nicaragua
I- Monteverde, Costa Rica
J- San Josè, Costa Rica
k- Panama City, Panama
L- Carti, Panama
M- Puerto Obaldia, Panama

Medellin Always Colombia

Carte Colombie

Après notre arrivée sur le sol Colombien à Capurgana.

A- Turbo
B- Cartagena
C- Parque Nacional Tayrona
D- Medellin
E- Manizales
F- Salento
G- Popayan
H- Pasto

Santa Marta sunset

Petit recap de la Colombie, voici ce qui va nous manquer…

  • Des fruits en tout genre… Nous avons découvert beaucoup de fruits que nous ne connaissions pas, surprenant par leur gout, leur aspect et leur nombre!
  • L’eau. En Colombie, l’eau sort de partout, elle sculpte les montagnes et verdit les vallées.
  • De la musique tout le temps partout, des gens qui dansent partout (parfois seulement avec les mains), et tout le temps, à n’importe quelle heure. Il y a tant de type de danse que toute cette ribambelle nous a fait tourner la tête!
  • Les sourires et la sympathie des Colombiens est vraiment surprenante et revivifiante après l’Amérique centrale. Tout y est facile du coup, de parler espagnol, de trouver des infos…
  • Les centres commerciaux dans lesquels il est possible de promener nos vieux sacs tout sale dans un caddie, sans se faire virer! (on essaiera en France pour voir) caddie
  • C’est un pays développé et il est plus facile de prendre le bus. Il n’y a qu’une centrale pour toutes les compagnies et non pas une par compagnie de bus.
  • Pour la sécurité, pas de problème contrairement à ce qu’en dise les médias en France. Il y a quand même des militaires qui surveillent les ponts (parfois au milieu de nulle part). Nous avons également eu une grande surprise en sortant d’un supermarché de voir 2 hommes, armes à la main qui transportaient de l’argent, riant devant notre expression « bouche bée ».
  • Par contre, ce qui est dangereux en Colombie, ce sont les chauffeurs de bus… Autant en Amérique centrale, nous n’avons pas croisé que des as du volant, en Colombie c’est pire que tout ce que l’on a déjà vu… Et çà double dans les virages, une voiture arrive en contre-sens, freinage brusque, ça freine sec, puis ça accélère brutalement, ça klaxonne et ça fait des queues de poissons… Le tout bien sûr sur des routes de montagnes et parfois mouillées. Nous étions très proches  parfois du vomi.
  • Les vendeurs ambulants ne sont pas autorisés à monter dans les bus. Que c’est agréable! Ça évite que toutes les 10 minutes 2 ou 3 viennent nous vendre cacahuètes, fruits, boissons, bonbons, hamburgers, crème glacé, goutte pour les yeux, brosse à dents, élixir de longue vie, vitamines etc. Ces personnes vendent à l’extérieur du bus.VENDEURS DE CHIPS
  • Les magnifiques chivas colorées qui sillonnent les routes…
  • Les récoltes de café sous la pluie…
  • Et les magnifiques paysages en tout genre!
Salento bandera paisa

Bandera paisa

Popayan chiva

une chiva à l’arrêt

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Popayan, une ville en robe blanche


Popayan parque central

Petite ville coloniale crée en 1537 avec de nombreuses églises et bâtiments aux murs blancs. L’histoire raconte que les murs étaient anciennement recouvert de chaux pour limiter les invasions de moustiques. D’autres racontent que le blanc permettait de repérer plus facilement les noirs et ainsi de les éviter. On préfère la version des moustiques! C’est surtout que après le tremblement de terre de 1983, la ville était de milles couleurs, mais les architectes ont voulu redonner le ton colonial à la ville en imposant la couleur blanche à tous les édifices. Cependant certains qui trouvaient cela un peu arbitraire ont failli à la règle en laissant quelques façades crème ou jaune pâle.

Popayan sous le pont

Popayan fac d'art
La ville, classée au patrimoine de l’Unesco pour sa gastronomie est également réputée pour maintenir ses méthodes traditionnelles de préparation à travers la tradition orale. La ville est la capitale du Cauca entre deux des trois cordillères qui coupe la Colombie dans sa longueur. Elle se situe à plus de 1700 mètres d’altitude dans la vallée de Pubenza qui est plutôt verte et vallonnée. Nous sommes au croisement de différentes zones thermiques : les Andes, le Pacifique et l’Amazone. Le climat est donc le même toute l’année avec 20 degrés de moyenne.

Popayan iglesia

Popayan vendeur de rue

Popayan rue

Popayan vendeur de rue mondial

Non loin de là, se trouve le petit village de Silvia et le mardi c’est jour de fête puisque c’est jour de marché. La population indigène locale, les Guambianos s’y retrouvent et viennent faire leur marché. Nous avons fait le nôtre également!

Popayan - Silvia Guambianos

Popayan - Silvia hauteur sur le marché

Popayan - Silvia vendre du riz

Popayan - Silvia camion

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Salento, son café et la paradisiaque vallée de Cocora


Salento pano palms

Nous partons de Manizales avec Marta et après 2h de route et un petit café, nous voici au beau milieu des hautes vallées vertes de Colombie, très appréciées par un grand nombre de cyclistes… Dans la brume, on aperçoit les plantations de café et de bananes. Nous sommes à plus de 1800 mètres d’altitude et s’enfonçant un peu plus dans la vallée de Cocora, ce sont les « Palmas de Cera » arbre national qui se dressent fièrement, bien hauts et droits au milieu des prairies!Salento  palmiers

Salento palmier vache

Avant de se balader au milieu des vaches, pins et palmiers de cera nous allons déguster une truite « a la plancha » sur les bons conseils de Marta et Felipe nos couchsurfeurs. La météo étant incertaine nous ne tenterons pas les quelques jours de randonnée qui mènent au parc national Los Nevados et ses sommets enneigés de plus de 5000 mètres.

Salento trucha

Salento riviere avec Marta

Salento river

Nous sommes au milieu de la Zona Cafetera, une bonne occasion pour aller découvrir les secrets du café colombien. La Colombie est le deuxième producteur de café au monde mais exporte le meilleur.

Le lendemain, après une bonne heure de randonnée, nous parvenons à l’entrée d’une petite ferme biologique qui compte environ 900 000 arbres (ils ne savaient pas combien d’hectares!) plantés bien serrés sur les pentes abruptes de la vallée. Les caféiculteurs nous expliquent que les graines de café ont besoin de 1 mois pour germer, puis de 2 mois supplémentaire pour que la pousse ait une taille suffisante pour être replantée. Après cela, il faudra attendre 3 ans avant que le plant donne une récolte satisfaisante. Pour eux la récolte tourne dans les 1000 kg de café par an. Elle se déroule de mai à octobre et sur un même plant on peut trouver des fleurs (pour la saison suivante), des graines vertes et des graines rouges et donc mûres.

Salento cafe fruit-fleur

Salento cueilleur traditionnel

Nous sommes donc parties sous la pluie à zigzager au milieu des plants avec nos petits paniers pour cueillir les précieuses petites graines rouge. Le panier était petit mais long à remplir! Après l’étape cueillette, on « épluche » les graines avec une machine pour séparer enveloppe rouge des deux grains de café qu’elle contient. Après cela, on lave à l’eau les grains avant de les étaler sur le toit pour la partie séchage.  Cela peut prendre beaucoup de temps surtout en période de pluie… Quand les grains sont bien secs, il faut les trier pour sélectionner les plus gros et les plus beaux pour l’exportation et le reste est destiné au marché local. La torréfaction est généralement faite par de plus grandes industries. Enfin, il ne reste plus qu’à le moudre avant de déguster quelques gorgées, bien méritées. Au grand désespoir de Mylène : à aucun moment le café sent le café ! il faut attendre la torréfaction pour que son odeur se développe!

Salento cueillette

Salento cueillette Myl

Salento café

Salento café panier

Salento cueillette sous la pluie

Salento alice presse

Salento rince graines

Salento café séchage

Salento tasse

Pour rentrer au camping, c’était encore une fois une grande aventure… Entre le mini sentier plein de boue, la pluie battante, et le pont suspendu tout troué!

Salento sentier boue

Salento pont suspendu troué

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