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D’une Amérique à une autre – Coup de coeur Colombien


Petit bilan depuis notre départ du Guatemala et notre passage en Amérique du Sud.Carte Amerique Centrale

A- Guatemala City , Guatemala
B- San Salvador, El Salvador
C- La Libertad, El Salvador
D- San Salvador, El Salvador
E- Choluteca, Honduras
F- Lèon, Nicaragua
G- Granada, Nicaragua
H- Isla Ometepe, Nicaragua
I- Monteverde, Costa Rica
J- San Josè, Costa Rica
k- Panama City, Panama
L- Carti, Panama
M- Puerto Obaldia, Panama

Medellin Always Colombia

Carte Colombie

Après notre arrivée sur le sol Colombien à Capurgana.

A- Turbo
B- Cartagena
C- Parque Nacional Tayrona
D- Medellin
E- Manizales
F- Salento
G- Popayan
H- Pasto

Santa Marta sunset

Petit recap de la Colombie, voici ce qui va nous manquer…

  • Des fruits en tout genre… Nous avons découvert beaucoup de fruits que nous ne connaissions pas, surprenant par leur gout, leur aspect et leur nombre!
  • L’eau. En Colombie, l’eau sort de partout, elle sculpte les montagnes et verdit les vallées.
  • De la musique tout le temps partout, des gens qui dansent partout (parfois seulement avec les mains), et tout le temps, à n’importe quelle heure. Il y a tant de type de danse que toute cette ribambelle nous a fait tourner la tête!
  • Les sourires et la sympathie des Colombiens est vraiment surprenante et revivifiante après l’Amérique centrale. Tout y est facile du coup, de parler espagnol, de trouver des infos…
  • Les centres commerciaux dans lesquels il est possible de promener nos vieux sacs tout sale dans un caddie, sans se faire virer! (on essaiera en France pour voir) caddie
  • C’est un pays développé et il est plus facile de prendre le bus. Il n’y a qu’une centrale pour toutes les compagnies et non pas une par compagnie de bus.
  • Pour la sécurité, pas de problème contrairement à ce qu’en dise les médias en France. Il y a quand même des militaires qui surveillent les ponts (parfois au milieu de nulle part). Nous avons également eu une grande surprise en sortant d’un supermarché de voir 2 hommes, armes à la main qui transportaient de l’argent, riant devant notre expression « bouche bée ».
  • Par contre, ce qui est dangereux en Colombie, ce sont les chauffeurs de bus… Autant en Amérique centrale, nous n’avons pas croisé que des as du volant, en Colombie c’est pire que tout ce que l’on a déjà vu… Et çà double dans les virages, une voiture arrive en contre-sens, freinage brusque, ça freine sec, puis ça accélère brutalement, ça klaxonne et ça fait des queues de poissons… Le tout bien sûr sur des routes de montagnes et parfois mouillées. Nous étions très proches  parfois du vomi.
  • Les vendeurs ambulants ne sont pas autorisés à monter dans les bus. Que c’est agréable! Ça évite que toutes les 10 minutes 2 ou 3 viennent nous vendre cacahuètes, fruits, boissons, bonbons, hamburgers, crème glacé, goutte pour les yeux, brosse à dents, élixir de longue vie, vitamines etc. Ces personnes vendent à l’extérieur du bus.VENDEURS DE CHIPS
  • Les magnifiques chivas colorées qui sillonnent les routes…
  • Les récoltes de café sous la pluie…
  • Et les magnifiques paysages en tout genre!
Salento bandera paisa

Bandera paisa

Popayan chiva

une chiva à l’arrêt

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Du Honduras au Nicaragua, Leon et Granada


Grenadamarchant de glace

An ice cream in Granada/ une glace à Granada

Départ matinal encore une fois, pour la frontière. À 7 h on est dans le microbus express. On débarque 2 plus tard et un gars de tuk tuk monte à toute vitesse sur le toit afin de prendre nos sacs à dos. Je sors à toute vitesse pour l’en empêcher et en lui disant que ce ne sont pas des manières!! Son pote essaie de lui dire de se calmer, puis il essaie de nous faire changer de l’argent, nous expliquant qu’il faut qu’on paie 15$ par personne pour passer la frontière. Deux autres, dont le taré qui a sauté sur le toit essaient de nous convaincre de monter dans leur tuk tuk. Dans le guide, il est indiqué que la frontière est assez longue, plus d’un km. Donc on monte dans le vélo taxi de ce gars pour traverser la frontière. On s’arrête pour sortir du Honduras « Donnez-moi vos passeports je vais y aller dis le gars » Ehh pardon? « Sinon allez-y je garde vos sacs. » Au final j’y vais toute seule pendant qu’Alice reste avec les sacs et le gars. Bon je demande combien c’est pour entrer au Nicaragua. Entre 12 et 15 $!!! Donc on change 40 Lempiras et 40 Dollars en Cordobas. Ensuite, on remonte sur le vélo pour traverser le pont qui sépare les 2 pays. C’est assez difficile pour le cycliste car ça monte et nous 2 et nos 2 gros sacs, ça fait un peu lourd, et on se sent honteuses d’être assises dedans! Une fois arrivées on lui offre une poche d’eau, il ne dit même pas merci et rugit quand on lui donne 3$ pour nous deux. (ordre d’idée pour 2$, El Salvador, Honduras et même Guatemala on peut faire environ 2h de bus). Mais lui il veut 3$ par personne! On trouve vraiment sa réaction abusée. On finit par lui donner un peu moins de 4$ pour nous deux. On est vraiment dégoutées, écœurées de son comportement.

Ensuite on va au bureau de douanes, dépitées. On attend 10 minutes. C’est notre tour, je donne mon passeport en premier. Un chien vient se mettre à nos pieds… Pas un qui sent la drogue et les armes hein! non non! Un chien errant tout simplement. Puis, c’est le même scénario qu’à l’entrée du Honduras, il regarde tous mes tampons, va voir son collègue, puis un autre collègue, il discutent et regardent mon passeport à tour de rôle… Euh je suis recherchée ou bien? Puis il revient et nous demande 320 Cordobas chacune, soit 12$. Puis, il nous dit d’aller au bureau d’à côté. Ce que l’on fait. On attend encore 5 minutes. On donne l’argent à l’agent. Il met les billets dans sa poche de chemise en souriant. Ensuite, il nous donne un papier avec un tampon dessus et une facture, preuve de paiement pour nous deux. Sur celle-ci est écrit « Payé 88 Cordobas »! Pour ceux qui ne suivent pas : en tout, nous avons payé 640 Cordobas! Faites le calcul. Bon décidément ça commence bien le Nicaragua.

NicaraguaBordelVilleFrontiere

Gare de bus à la frontière, côté Nicaragua

leon charrete

Dans les rues de Leon

On cherche ensuite où prendre le bus, à 300 mètres, ça va! On trouve un mini-bus qui nous emmène à Chinandega. On arrive là-bas à la gare de bus. Tous les taxis passent devant nous en nous klaxonnant, les vélos taxis viennent nous proposer leurs services… C’est le gros bordel, il faut dire ce qui est! On marche jusqu’au bout de la centrale de bus, afin de prendre un bus pour Léon. Il y a un guichet où, on peut acheter un ticket. C’est rare! On monte dans un mini-bus sans coffre, ni barres sur le toit pour mettre les bagages. Donc on passe le voyage le plus inconfort pour le moment, avec le sac sur les genoux. Et encore une fois, on débarque dans un gros bordel. Un marché, une gare de bus et un lieu de passage de taxis. Quand ils ne sortent pas de voiture pour nous harceler, ils klaxonnent de manière intempestive en levant la main un peu comme  » vas-y  tu veux quoi ? tu vas où?? » ou  » t’attends quoi pour monter?!! » C’est super agressif…! On va voir une dame, accompagnée d’un enfant pour lui demander où on peut prendre un bus pour le centre, elle n’ouvre pas la bouche et nous montre d’un signe de tête le bout du marché. On essaie de sortir de là, mais c’est le bazar     . On demande à une dame, pareil, pas de bonjour, aucune politesse même pas un sourire. On monte dans un pick up-camion avec des bancs derrière, on paie 4 Cordobas. Puis on passe devant plein d’hostal, donc on demande au gars qui ramasse de l’argent pour descendre. Il dit « non c’est interdit de descendre ici » (ce qui s’est révélé faux plus tard! bien sûr!). Il nous dit de descendre 3 rues plus loin, où d’autres gens attendent pour monter. Ils montent comme des fous en nous poussant alors qu’on descend… Puis, en passant sur la place, on se fait siffler comme des chiens et appeler « mi amor  » par des mecs qui semblent ne rien faire d’autre qu’attendre que le temps passe. On se retourne et on leur fait un « fuck »: au moins c’est un geste universel! On visite une auberge de jeunesse, le gars nous parle sur un ton déplaisant et se prend pour on ne sait qui… On ne restera pas là! Il fait tellement chaud qu’on décide de poser les sacs… Pendant que je reste avec eux, Alice fait un petit tour des hostels pour voir les différentes possibilités… Conclusion c’est cher! On choisit de rester dans un dortoir. Puis, enfin on va manger! On visite la ville et on fait des courses.

Leon cathedrale

Léon cathedrale

Leon statues

Léon statues

Leon eglise

Léon, église

Après un jour de repos et de programmation pour la suite, nous partons le matin du 28 avril pour Granada. Nous rejoignons le marché dans lequel se trouve la gare de bus. Il y a une grande file d’attente pour prendre un mini bus qui nous emmène tout d’abord à Managua, la capitale. Alors que nous attendons, la fille devant nous commence à nous parler. Elle vient du El Salvador, vraiment sympas ces gens! Elle est avec une Américaine et toutes les deux sont sœurs et missionnaires pour l’église mormon pour 18 mois. Elles n’ont pas le droit d’appeler, enfin si mais seulement 2 fois par an, et ont droit à un email par semaine. Elles nous posent plein de questions sur notre voyage « Mais comment vous faites? et comment vous avez eu l’idée de faire ça? ». Le trajet dure 2h, (51 Cordobas) on pose les sacs dans l’allée, parfait! Puis, une fois arrivées, nous prenons tout de suite un autre bus, direction Grenada, encore 1h de bus. On arrive en plein centre ville. On s’installe à une table sur la place centrale où nous essayons la spécialité locale : le vigoron (du choux, du chicharon (peau de porc grillée) et du yuka (manioc, un peu le goût de la patate douce)…

Granada bouffe typique

Vigoron

C’est ensuite à Granada que nous trouvons une superbe chambre dans une galerie d’art, et avec salle de bain privative!! Il fait très très très chaud! Nous visitons la ville qui a un style colonial, et où règne une tranquillité rassurante. Ici les taxis font des blagues. C’est agréable. Les maisons sont immenses, donnent sur la rue et ont tous un jardin derrière. C’est pourquoi, vue de plus haut il il a des arbres qui semblent sortir des maisons!

chapeaux déformés et transpiration hum

Granada, chaleur et chapeaux déformés

Franada faire la sieste2

Granada, sieste en brouette/wheel-barrow nap

Granada couleurs

Granada streets

Morning(Early) departure once again, for the border. At 7 am we are in the express microbus. We unload 2 later and a guy of tuk tuk rise at top speed on the roof to take our backpacks. I go out at top speed to prevent him from it and by telling him that they are not manners!! His buddy tries to tell him to calm down, then he tries to make us change some money, explaining us that we have to pay $15 a person to cross the border. Two others, of which the taré which jumped on the roof try to convince us to rise in their tuk tuk. In the guide, it is indicated that the border is rather long, more than km. Thus we rise in the pedicab of this guy to cross the border. We stop to go out of Honduras  » Give Me your passports I am going to go there for you » Ehh soooory?  » Otherwise let’s go I keep your bags.  » In the end I go there alone while Alice stays with bags and guy. Well I ask how much it is to enter in Nicaragua. Between 12 and 15 $!!! Thus we change 40 Lempiras and 40 Dollars in Córdoba. Then, we go back up(raise) on the bike to cross the bridge which separates 2 countries. It is rather difficult for the cyclist because that rises and we 2 and our 2 big bags, that makes a little bit heavy, and we feel shameful to sit inside! Once arrivals we offer him a pocket of water, he does not say even thank you and roars when we give him $3 for us two. (Order of idea for $2, El Salvador, Honduras and same Guatemala we can make approximately 2 hours of bus). But he wants $3 a person! We really find his behaviour disappointing. We eventually give him a bit less than 4$.

Granada eglise

Granada

Granada vue des cloches

Granada vue des cloches

Grenada fete des clochettes

Grannada les toits

Then we go to the customs office, offended. We wait 10 minutes. It’s our turn, I give my passport in the first one. A dog comes to put itself in our feet… Not one which smells the drugs and the weapons eh! No not! A street dog simply. Then, it is the same scenario as at the entry of Honduras, he looks at all my stamps, visits his colleague, then another colleague, he discuss and look at my passport alternately… Euh I am wanted for either? Then he returns and asks us for 320 Córdoba each, that is $12. Then, he tells us to go to the office nearby. What we do. We wait another 5 minutes. We give the money to the agent. He puts bills in his pocket of shirt by smiling. Then, he gives us a paper with a stamp above and an invoice, a proof of payment For us two. On this one is written « Payed 88 Cordobas »! For those who do not follow: in everything, we paid 640 Córdobas! Do the calculation. Well undoubtedly that begins well Nicaragua.

We look then where to take the bus, in 300 meters, OK! We find a minibus which takes us to Chinandega. We arrive over there at the bus station. All the taxis pass in front of by honking us, pedicabs come to propose us their services… It is the big mess, it has to be said! We walk up to the end of the station of bus, to take a bus for Léon. There is a counter(ticket office) where, we can buy a ticket. It is rare! We rise in a minibus without safe, nor bars on the roof to put luggage. Thus we spend the journey most discomfort for the moment, with the bag on knees. And once again, we land in a big mess. A market, a bus station and a stopping-off place of taxis. When they do not get out their car to harass us, They honk in a inconvenient way by raising the hand a little as what’s up what you want what? You go where?? « Or » what are you waiting for to getin???!!!  » It is very aggressive!

Granada enterement et corbillard a cheval

Granada vue de la cath

 

We ask a lady, accompanied with a child where we can take a bus for the center, she doesn’t even open the mouth and shows us of a sign of head the end of the market. We try to go out from there, but it is a mess. We ask to a lady, similar, not of hello, for no politeness no no smile. We rise in a pick up-truck with benches behind, we pay 4 Córdoba. Then we pass in front of height of hostal, thus we ask the guy who collects some money to get off. He says  » not it is forbidden to come get off here  » (what showed itself false later! Of course!). He says us to go down 3 streets further, where other people wait to rise. They rise as crazy by pushing us while we were getting off… Then, in passing on the place(square), we are whistled as dogs and called  » mi amor  » by guys who look to wait all day long there. We turn around and we make them a « fuck »: at least it is a universal gesture(movement)! We visit a hostel, the guy speaks to us on a disagreeable tone and takes himself for one does not know which(who)… We shall not stay there! It is so much warm that we decide to put bags… While I stay with them, Alice makes a small tour of hostels to see the various possibilities… Conclusion it is expensive! We choose to stay in a dormitory.

Then, finally we are going to eat! We visit the city and do shopping!

Granada metier a tisser

Granada centre social et métiers à tisser

Granada faire la sieste

Sieste au bureau/nap at the office Granada

After rest day and of programming for the continuation, we leave in the morning of April 28th for Granada. We join the market in which is the bus station. There is a big line to take a mini bus which takes us first of all in Managua, the capital. While we wait, the girl in front of us begins to speak to us. She comes from El Salvador, really nice these people! She is with an American and both are sisters and missionaries for the church Mormon for 18 months. They do not have the right to call, finally if but only twice a year, and have right for an email a week. They ask us full of questions on our journey  » but how you make? And how you had the idea to make that? « . The route lasts 2 hour, ( 51 Córdoba) we put bags in the path, completes! Then, once arrived, we take at once another bus, let’s go to Grenada, another 1 hour of bus. We arrive in full city center. We settle down at a table on the central square where we try the local speciality: the vigoron (of cabbages, of the chicharon ( grilled pigskin) and the yuka (manioc, little the taste of the sweet potato)…

Granadagalerie d'art

Sleeping in an Art galery- Granada

It is then to Granada that we find a magnificent room(chamber) in an art gallery, and with privative bathroom!! It is very very very hot! We visit the city which has a colonial style, and where reign a reassuring tranquillity. Here taxis make jokes. It is pleasant. Houses are immense, give onto the street and have all a garden behind.

GranadaMarcheCochon

Granada market, vente de cochon et telephone

Leon marché et bordel

Granada market, bazar/mess

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Honduras, la plus horrible nuit de tous les temps


On repart le vendredi 25 à 7h30 de Tunco pour San Salvador (Chicken bus direct 1$), l’objectif : le Nicaragua! À 9h on arrive à San Salvador pour prendre un bus de ville (0.20$) pour la terminale de bus Orriente. Là, on choppe un express bus pour San Miguel départ 9h45 arrivée à midi. Bus normal mais en très mauvais état, surtout du côté des amortisseurs. Donc avec la route, vue de derrière ca donnerait presque le mal de mer. Ça bouge de droite à gauche et d’arrière droite en avant gauche… On dirait qu’on va tomber!Midi, on sort du bus déglingué mais climatisé, et là bouffée de chaleur et bain de foule dans la station de bus bondée. Là, encore une femme nous demande ce que l’on cherche et nous indique o prendre le bus pour la frontière. Décidément, ils sont vraiment sympas! Mais bon la femme devant nous dans le bus nous dit quand même de surveiller notre sac dans la soute …

Le bus s’arrête un peu à San Marco, une demie heure de route avant la frontière et là encore une femme viens nous voir et nous parler. Bon ils pensent toujours tous que l’on vient des USA… mais c’est sympa!
 Honduras frontiere
Il est 14h30 quand on arrive à la frontière El-Salvado-Honduras, le bus nous laisse à une centaine de mètres du poste de frontière (pas de tucs tucs chiants qui veulent te faire payer pour 200 mètres, mais juste des poubelles). Bon la femme au guichet de la douane n’était pas douée, elle comprenait pas tous les tampons sur le passeport de Mylène, elle va voir ses collègues, revient nous demander si on parle espagnol (oui!!), puis elle retourne voir ses collègues et revient, et on lui explique les dates sur le passeport et les pays qui s’enchaînent… Et puis c’était bon… On a eu un peu peur quand même… Ensuite on traverse un pont, comme toutes les frontières depuis Bélize-Guatemala, les fronyières sont des cours d’eau. Il n’y a pas beaucoup d’eau dans la rivière et c’est immonde tellement il y a des bouts de plastique et des déchets, mais, il y a quand même des jeunes qui se baignent et des femmes qui font la lessive! Voilà deux jours au El Salvador, les gens sont gentils, il n’y a pas de culture forte comme au Guatemala et ils commencent à être tous obèses parce que dés qu’ils ont un peu de pouvoir d’achat ils achètent de la mal-bouffe : des chips et des boissons gazeuses sucrées surtout. Et surtout « c’est dégueulasse, dégueulasse partout!! »
Honduras lessive
Honduras c'est sal 1

Baignade au milieu des déchets

Honduras hamak

Un homme se repose dans son hamak sous les roues de son camion à la frontière

On arrive toutes transpirantes (il fait dans les 40 degrés hein!!) du côté Honduras.  Ce n’est pas clair, on ne sait pas où aller… Il y a des camions, des gens partout, des bureaux mais pas de panneaux. Les frontières Guatemala, El Salvador, Honduras et même Nicaragua, c’est du grand n’importe quoi, il y a des gens dans tous les sens pas vraiment de barrières et tout plein de petits vendeurs qui se s’installent. Donc on pourrait passer comme ça, mais bon c’est tout de même mieux de le faire en règles hein!! On trouve enfin le bureau pour se faire tamponner le passeport, et, comme d’habitude se faire importuner par les échangeurs de monnaie.
15h. Bon ça va être difficile d’arriver au Nicaragua aujourd’hui…On trouve un bus qui nous emmène à Choluteca. Nous changeons donc un peu de dollars pour des lempiras, pour pouvoir prendre le bus, dormir et manger. Choluteca c’est une ville pas vraiment touristique, au deux tiers entre les deux frontières (El Salvador et Nicaragua) qui entoure le Honduras. Une fois par mois des voyageurs égarés doivent y passer la nuit. Par contre beaucoup de Guatémaltèques, Nicaraguayens, Salvadoriens, Honduriens voyagent du nord au sud de l’Amérique central.  Le C4 est comme une alliance douanière qui leur permet de traverser les 4 pays avec juste leur carte d’identité :Guatemala, El Salvador, Honduras, Nicaragua. Des voyageurs qui partent vers le Costa Rica, où le niveau de vie est bien plus élevé, passent aussi par Choluteca.On observe le paysage, les maisons en terre battue, des puits au fond des jardins, du plastique dans les cours d’eau asséchés, des enfants qui jouent dans la poussière, et le soleil rouge écarlate qui annonce une fin de journée. Honduras plastique
Un jeune du bus nous emmène pour un hôtel, pourri et cher, on décide d’aller en voir un autre, le jeune nous accompagne, mais celui ci est au même prix et extrêmement pourri!! Donc on retourne pour le pourri et cher avec un patron sympa quand même!!
L’HOTEL… Par où commencer??
Enfin, nous posons nos sacs. Ah bon y a des fourmis partout… Ah! une chaise! Bon ya un tissu dessus, on dirait que quelqu’un s’en ai servi comme serviette ou a vomi dessus… bon tant pis je le pose quand même par terre. Grrrrr tous ces insectes qui me volent autour! Ah ya un ventilo, je regarde derrière pour le mettre ne marche. Bon j’espère que ça ne va pas le faire tomber… Il y a des fils dans tous les sens, soit pour le tenir, soit pour l’électricité. On dirait qu’on peut l’incliner plus mais je ne m’y risque pas. C’est juste au-dessus du lit, j’espère que ça ne va pas nous tomber dessus dans la nuit… En plus il n’y a qu’un seul côté de grillage de protection et ce n’est pas du côté lit :/ Mais bon il fait tellement chaud qu’on va le laisser en marche toute la nuit de toute façon… On met nos pieds en l’air sur le mur, et Alice remarque une tâche brune sur le mur « C’est de la merde ce truc??? » Bah, on décale le lit. Ah en parlant du lit… Je ne sais pas si on peut appeler ça un lit, c’est tellement inconfortable, le plus merdique de tous les temps. D’un côté un gros trou, de l’autre une grosse barre en fer, des bosses ici ou là. On dirait que c’est un tissu, un sac rempli de plein de vêtements durs et mous avec des barres de fers dedans… On serait mieux sur le sol… si seulement il n’y avait pas toutes ces bestioles… Bon je vais aller prendre une douche. Bon aller aux toilettes = mission impossible. Le toilette est trop près du mur, bon ba on va l’utiliser de côté!hahaha Pour rentrer dans la douche il faut enjamber le toilette. La tringle du rideau de douche est un bout de tuyau mais ça marche bien. La douche est un tuyau et le robinet une valve… L’eau est chaude…. Oh non! (C’est qu’il fait 40C donc une douche fraiche aurait était appréciée). Oh des ptites bêtes qui sortent du trou d’évacuation… Mais qu’est-ce que c’est? Des cafards bien sûr ! =D Bon après cette douche, malgré l’inconfort du lit, malgré le ventilo qui risquait de tomber, malgré tous nos amis peuplant la chambre on a quand même dormi dans l’hotel le plus dégueu’ du trip et j’espère du voyage et de ma vie… Pourtant on est pas trop difficile mais bon! Ah oui j’oubliais il y avait aussi des chewing gum sur le mur et 5 ans de poussière sur une télé des années 90…
Honduras chambre
honduras sdb

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