De Panama à Colombia, le Darien Gap: 1 frontiére, 2 pays, 3 jours de bateaux, 0 vomi!!


Isla Caledonia Kids

Fini les histoires de bus, nous passons aux choses sérieuses. Nous voici devant un grand problème, le même que pour beaucoup de voyageurs qui veulent rejoindre l’Amérique du Sud depuis l’Amérique Centrale (et l’inverse). Eh oui vous pouvez aller faire un tour sur une carte…. La route s’arrête en pleine jungle au Panama, avant de reprendre quelques centaines de kilomètres plus loin dans la jungle Colombienne . Nous avons étudié la problématique depuis un moment déjà et il y a plusieurs solutions:

  • Traverser par les airs. La solution la plus facile, la plus confortable et tout de même coûteuse, c’est prendre l’avion de Panama à Colombia! Trop facile et trop cher donc NON
  • Traverser par les terres au milieu de la jungle… ce fameux passage infranchissable, sauf si vous êtes trafiquant de drogue, soldat chez les FARCs ou complètement fou! Certains l’ont fait et le racontent, d’autres l’ont fait mais ont disparu… Donc NON!
  • Traverser de Panama à Colombia avec San Blas Aventure… Cette compagnie ne propose pas de tour avec un voilier mais avec des lanchas, petites barques. Le prix a l’air avantageux, 375$… On regarde de plus près mais c’est de Carti à Carpurgana… Donc en additionnant les frais depuis Panama City à Cartagena, c’est quand même 500 $! Donc NON! Pour avoir croisé 2 groupes lors de notre périple, on est bien contente de ne pas être parties avec eux… Tout le monde se plaignait du manque d’activités, des plages dégueu’, des repas qu’ils devaient se préparer tout seul et de la mono à voix criarde qui faisait des points dans la journée mais sans intérêts!
  • Traverser par la mer avec un voilier… On espérait pouvoir se faire embarquer gratuitement, contre travail à bord de notre part bien-sûr, sur un voilier qui serait de passage par Panama et qui irait en direction du sud. Après quelques mois de recherches internet, on se rend compte que cela va être plus difficile que l’on ne pense. Aujourd’hui, un grand nombre de plaisanciers ont fait de passage  un vrai business. On trouve facilement des tours organisés de Panama City à Cartagena pour 5 jours de folie dans les îles paradisiaques des San-Blas pour la modique somme de 550 $…. En faisant des recherches plus approfondies, on trouve aussi que dans beaucoup de tours, la nourriture abondante-fraiche et diversifiée annoncée n’est que riz et purée de flageolets, que les bateaux embarquent 15 personnes alors qu’ils ne peuvent en loger que 6, que les équipements de sécurité sont rares et insuffisants et en prime que certains capitaines sont continuellement sous emprise de drogues (plus ou moins forte!) et d’alcool ! Donc les commentaires des voyageurs ne sont pas toujours positifs! Une fois à Panama on fait donc le tour des marinas pour trouver un bateau sans tour, mais tous les bateaux intéressants que l’on trouve vont en Équateur et nous on veut aller en Colombie! Sur bons conseils de vieux loups de mer français nous allons opter pour l’aventure =) Donc NON pour les voiliers!
  • Traverser par la mer avec des lanchas rapidas, barques rapides. D’après le témoignage d’autres personnes l’ayant réalisé, le coût est de 250$ environ. Il faut se débrouiller pour trouver les bateaux, mais avec possibilité de découvrir le mode de vie des Kunas, population indigène des îles San Blas.
Alice depart gros sac

Alice et son gros sac au départ de Panama:Ça ne passe pas!

L’Aventure

On pourrait aussi nommer ça : San Blas, Google nous à menti!! Ou « j’ai pas de chance »! Si vous tapez San Blas dans Google Image vous aurez des îles paradisiaques, du soleil, des gens qui boivent du champagne sur d’immenses Catamarans, bref que du rêve! Nous allons vous raconter le côté obscure des San Blas!!

Jour 1

L’aventure commence à 4h du matin sur le parking d’un supermarché où nous avons rendez-vous avec un 4*4 noir pour rejoindre le port de Carti sur la côte Caraïbe. Nous pensons nous retrouver avec tout un tas de touristes… Mais non! Il y a déjà 5 personnes sur la banquette arrière, des locaux et il nous reste les deux petits sièges du font, où nous sommes rejointes par une autre femme et un petit garçon! C’est parti en mode Chicken bus dans la nuit, sous la pluie et sur les routes sinueuses, type montagnes russes de la jungle du Darien. 2h30 plus tard et pas loin du vomi, nous voici en territoire Kuna, la communauté indigène du Nord Est de Panama. A l’arrivée on comprend que nous n’avons pas choisit le circuit touristique et donc pas le plus simple, mais on a l’habitude et on aime ça! Carti en fait c’est une cabane, de la boue partout, et des lanchas un peu partout…Personne ne parle espagnol!! ouhouh. Le chauffeur du 4*4 nous passe un téléphone. Au bout du fil, une personne anglophone nous demande si on est bien à Carti, -oui-, si on souhaite rejoindre la Colombie, -oui- (dit donc les nouvelles vont vite!) et si on veut se joindre à un catamaran pour 550 $, -non merci-. Un homme qui a fait le voyage avec nous depuis Panama City, nous aide à trouver des gens qui auraient des informations pour les bateaux qui iraient en direction de Puerto Obaldia, dernière ville Panaméenne, et poste de douane donc passage obligatoire avant la frontière. Autant dire que les Kunas sont plutôt réservés. On nous envoie vers une barque qui va à Caledonia. On demande si on peut monter etc. On n’a pas vraiment de réponses du capitaine… Mais heureusement, la femme qui a donné l’indication nous accompagne. En moins de deux minutes, pas vraiment certaines de notre destination nous embarquons avec 10 autres personnes,  et 1 pilote, 1 mécano (on comprendra qu’il est mécano plus tard!) et un mec qui sert d’yeux pour le pilote, et tout un tas de cartons en direction de l’île Calédonia, 6h de bateau.

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On se protège comme on peut

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La cabane de plastique

La première demi heure c’est le fun, le ciel est gris et l’eau bleu turquoise ne l’est pas trop mais nous zigzagon entre les îles, certaines de sable blanc avec quelques cocotiers et d’autres complètement recouvertes de cabane en bambous avec des toits de paille où vivent des communautés Kuna. Puis, l’orage explose et il se met à pleuvoir. Sauf que nous n’avons pas de toit sur notre petite barque… Donc on déplie des bouts de plastique, on se protège comme on peut de la pluie et on commence à sentir les premières vagues de l’océan. On avance tellement vite que le bateau prend un angle qui empêche le pilote de voir devant. On comprend donc le rôle du gars à l’avant qui s’accroche bravement à une corde et se tient debout face au vent, vent dans les cheveux et pluie en pleine face surtout. Il indique au pilote les bouts de bois qui flottent et les îles pour les éviter (c’est mieux!). La première demi heure c’est le fun. Ca pète de partout, il pleut à grosses gouttes et on avance à toute allure (et on a pas encore mal aux fesses!) Et là, 20 minutes plus tard, on tombe en panne! hahaha au milieu de nulle part en pleine tempête. On comprend aussi à quoi sert le gars à côté du capitaine, c’est le mécano: la tête dans les moteurs et le nez dans le gasoil. On repart assez rapidement et on aura encore deux ou trois fois ce petit problème technique.

DCIM101GOPRO Isla Caledonia vue sur WC

La route est longue et la pluie a rendu nos compagnons de voyage et notre équipage assoiffé. On s’arrête, sur une petite île, pour que ces messieurs puissent acheter un gros sac de canettes de bière. ouhouh on est en pleine mer, en pleine tempête et notre équipage se met a boire! On  a le droit à un vrai championnat du plus con, qui boit sa cannette le plus vite possible, de celui qui en boira le plus et de celui qui la jettera le plus loin hors du bateau (bah oui la mer c’est une poubelle!) On commence a avoir mal aux fesses et malgré notre superbe bâche, à être trempé jusqu’aux fesses. Après quelques haltes pour rachat de bière et pause pipi, dans la mer aussi!Nous avons quand même pu profiter d’une heure de voyage sans pluie nous arrivons à Calédonia.

Vue depuis hamac house Caledonia Isla

Vue depuis l’auberge à hamac

Isla caledonia vie de famille

Il y a la queue aux toilettes 😉

Calédonia est une île entièrement recouverte d’habitations de bambous avec toits de paille et ne fait pas plus de 150 mètres sur 250 m. Il y a un restaurant tout petit et une auberge sur pilotis où nous pouvons nous reposer et y passer la nuit dans des hamacs. De toute façon il n’y a pas de place pour la tente, ils sont les uns sur les autres. Cela nous intrigue beaucoup, pourquoi sont-ils les uns sur les autres sur de tout petits bouts d’île alors qu’il y a des immensités de terres sur la côte? Ignacio, le gérant du restaurant nous explique que le grand-père de son grand père est descendu de la rivière pour trouver un endroit plus sûr et plus sain car à l’intérieur de terres toute sa famille et tribu mourrait à cause des moustiques. C’est pourquoi, il y a peu de villages sur la côte et que les gens vivent sur les îles où il y a bien moins de moustiques. Ils possèdent des jardins qui leur permettent d’être autosuffisants en produit frais, ils mettent leurs cochons et poules sur pilotis et pour le reste, c’est un bateau qui tous les 20 jours, vient les ravitailler en matières premières et autres produits type papier toilette, sucre, coca-cola etc…

Isla Caledonia Plage no paradise

Les plages de Isla Caledonia

Isla Caledonia Jardin et cochon

Jardin Kuna avec cochon sur pilotis

On s’installe et se remet un peu de notre voyage puis nous partons à la découverte du village et surtout à la recherche d’un bateau pour la Colombie, parce que c’est mignon ici mais si on doit y passer plusieurs jours ça va être long. Distribution de crayons de couleurs aux gamins qui courent pieds nus dans les petites allées du village et on obtient une information, le bateau qui ravitaille les îles arrive ce soir et part demain pour Puerto Obaldia! Parfait! Bon il faut négocier tout ça avec le capitaine, qui est un peu rude mais c’est possible, demain vers 8h30 pour 25$ et 3h30 de voyage (c’est ça l’aventure, une lancha rapida c’est 45 minutes!)

Isla Caledonia Ninas

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Rey Emanual

Jour 2

Petite nuit, parce qu’un tour (San Blas Adventure, ils font la même chose que nous mais pour le double de prix) a débarqué avec 25 pt’it jeunes et qu’ils sont passés par le Duty free et apparemment l’alcool n’était pas cher … On galère à embarquer sur ‘Rey Emanuel’ parce qu’ on doit passer par un autre bateau plein de noix de coco et c’est loin d’être facile de marcher sur des noix de cocos avec son gros sac sur le dos, ça roule. 8h30 tout le village semble ravitaillé, on lève l’ancre, le cuistot du bateau se met au boulot, pas vu si entre le moment où il déchargeait les sacs de riz puis déplaçait les bidons de gasoil et écaillait les poissons ses mains sont passées par l’étape savon!? nous refusons donc le petit déj’ offert à bord et on s’installe dans des chaises plastiques comme on peut, car le plancher du bateau est un caillebotis. La mer se gonfle un peu et ça commence à tanguer mais l’odeur de gasoil et les gouttes fraiches qui giflent notre visage nous bercent. On s’endort presque, on somnole jusqu’au moment où une vague plus grosse que les autres vient rompre cette alchimie parfait et faire tomber notre chaise des caillebotis. L’occasion d’apercevoir au loin quelques dauphins 🙂

Darien gap petit et grand bateau

Rey Emanuel et Lanchas rapidas à Puerto Obaldia

Isla caledonia Bateau marchandise

La vie à bord du Rey Emanuel

Enfin nous voià à Puerto Obalbia, dernière étape d’Amérique Centrale, ça nous fait un peu bizarre, mais nous sommes très excitées d’arriver en Amérique du sud (et en particulier en Colombie) . Petite file d’attente dans le plus petit bureau de douane que nous n’avons jamais vu… Surtout que Mylène rentre avec son sac et doit reculer pour pouvoir sortir car pas moyen de se retourner ! hahaha). On trouve une barque qui attend les derniers voyageurs du matin, dont ceux qui ont pris un avion depuis Panama. Et l’aventure continue, nous sommes dans une barque encore plus petite que la vielle et avec des moteurs plus puissants qui nous font littéralement sauter au dessus des vagues, que l’océan envoie s’écraser contre les abruptes falaises qui bordent la jungle. Par la même occasion on s’écrase aussi dans les creux de vagues et on a le droit a 30 minutes de tape cul, tout en admirant cette nature intacte qui paraît impénétrable et in-accueillante…

Isla Caledonia Bateau Coco

Coco bateau intérieur à Isla Caledonia

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Port de Isla Caledonia, femmes Kuna en tenues traditionnelles

Enfin dans une petite baie, la Colombie 🙂 Capurgana, ville frontière mais uniquement accessible par la mer est aussi une destination privilégiée des Colombiens. Petit tampon au bureau de douane, le plus simple et le plus rapide de notre périple, soupe de poisson typique, achat du billet pour le bateau de demain et nous filons nous reposer chez ‘ Nelly’. Une petite auberge pas chère à deux pas du port. On s’allonge et on commence à se gratter les jambes. On regarde mais ça ne ressemble pas à des piqûres de moustiques. On a un peu peur que ce soit des bêtes de lit donc on se lève, on soulève le drap et là : un crabe!! le vilain 😉 La vie ici est bien tranquille rythmée par l’arrivée et le départ des bateaux qui font les vas et vient vers la frontière et si maintenant c’est la saison basse, on sent que le tourisme se développe à vive allure. Grosse nuit dans un calme divin.

Darien Gap Capurgana

La plage de Capurgana

Jour 3

On nous avait dit que le bateau partait à 7h30 et qu’il fallait être là à 7h. C’est ce que l’on fait sauf que les employés du bateau n’ont pas du avoir les mêmes consignes et ils arrivent au compte goutte. On est donc prêt à partir à 8h30 direction Turbo d’où on pourra rejoindre en bus Cartagena. C’est reparti pour une séance de tape cul mais avec petit confort quand même d’un mini coussin et d’un toit. Petite pause pas prévu pour faire le plein (enfin c’est mieux que de tomber en panne d’essence au milieu de l’océan!) Puis à mesure que l’on se rapproche de Turbo et que l’on avance dans la rivière on admire les eaux brunes qui arrivent des terres et qui viennent se jeter dans un océan d’un bleu profond. Nous avions lu que le port de Turbo est un peu ‘rock’n’roll’ mais nous ne pensions pas nous attendre à cela.

On arrive sur un tout petit quai de 3planches de bois, pour débarquer tout le monde plus les bagages et où il y a déjà tout un tas de gars qui nous crie dessus pour savoir où l’on va. On fait bien gaffe à nos sacs que l’on récupère dans une atmosphère d’apocalypse et on arrive tant bien que mal à s’extirper de ce bordel pour finalement arriver dans un autre bordel! La ville grouille de partout autour de nous des centaines de personnes, ça crie dans tous les sens, des femmes qui vendent du poisson sur les quais qui ressemble à une décharge, des motos, des charrettes tirées par des chevaux, ça klaxonne dans tout les sens, de la boue en guise de trottoir…. wahou il faut que l’on parte d’ici!! Un gars nous indique que le bus pour Monteria (correspondance pour Cartagena) arrive à 11h et coute 35000 Pesos. Pfiou 15 minutes à attendre dans cette jungle et essayer de ne pas se faire écraser en traversant la rue! On monte dans le bus et on paye non pas le ‘buseo’ mais le gars qui nous a renseigné! bizarre, on s’assure que l’on est dans le bon bus et on aperçoit à travers toute cette agitation que deux hommes se battent…avec des machettes!! 😮

Enfin nous partons à travers cette ville qui parait toute déglinguée, en route pour Monteria. Malheureusement la route principale est fermée. On prend donc une piste boueuse par endroit (on a faillit y rester), poussiéreuse à d’autres (on en a eu jusque dans les dents) et cabossée la majeure partie du temps (on s’est sentie comme des bouteilles d’Orangina, bien secouées!) A Monteria, on embarque en discutant ardument les prix dans un minibus pour Cartagena avec d’autres touristes. On ne sait pas où l’on va arriver dans la ville  mais on sait que l’on va arriver tard!

Cartagène des Indes, un samedi soir à 22h c’est la ‘rumba‘, c’est la fête, c’est la folie. Nous trouvons tant bien que mal un hôtel pas trop cher mais au dessus d’une boîte de nuit (bon ba ça doit être pour ça que c’est moitié prix que les autres hostels). On s’endort épuisé bercées par la musique en dessous dans une chaleur étouffante…

Si c’était à refaire, même si c’était vraiment une expérience qui nous a couté la moitié d’un tour et nous avons vécue une belle aventure, on prendra l’avion!!

Isla caledonia Esculela Azul

Ecole Isla Caledonia

Isla Caledonia Femmes Kuna barco

Femmes Kuna Isla Caledonia

Tips:

  • 4*4 Panama – Carti = 25$ pour 2h30
    Ricardo Barrios 6692-7113, s’il est complet il vous dérive vers un autre…
  • Taxe de la communauté Kuna =10$
  • Taxe du port de Carti =2$
  • Lancha rapida Carti- Caledonia = 60$ pour 6h
  • Un hamac = 5$
  • Souper au restaurant du village = 5$
  • Bateau de marchandise Caledonia-Porto Obaldia = 25$ pour 3h30
  • Lancha rapida de Porto-Obaldia – Carpurgana = 15$ pour 30 min
  • Nuit = $15 000 COP (pour 2)
  • Repas =$ 6000 COP
  • Lancha rapida Carpurgana-Turbo = $55 000 COP + $10 000 COP par sac pour 2h

Prenez suffisamment de cash car il n’y a pas de distributeur avant Turbo. Possibilité de changer de l’argent à Carpurgana.

Buseta de Turbo à Monteria= $ 35 000 COP (4h)
Buseta de Monteria à Cartagena = $ 40 000 COP (4h)Bus Turbo à Cartagena direct ne partent que le matin à 8h et valent $90 000 COP

 

File attente communauté kuna

File d’attente pour entrer dans la communauté Kuna

No more bus stories, we pass in the serious things. We are in front of a big problem, the same that for many travelers who want to join South America from Central America (and the opposite). Eh yes you can have a look on a map…. The road stops in a middle of the jungle in the Panama, beforestarting again some hundreds of kilometres farther in the Colombian jungle. We studied the problem since a moment already and there are several solutions:

  * Cross by the airs. The easiest, the most comfortable and still expensive solution, it is to take the plane of Panama to Colombia! Too easy and too expensive,  so NO.
  * Cross by lands in the middle of the jungle this famous unbridgeable passage, except when you are a drug trafficker, a soldier to the FARCs or completely crazy! Some people made it and talk about, the others made it but disappeared… so NO!
  * Cross of Panama to Colombia with San Blas Aventure… This company does not propose a tour with a sailboat but with lanchas, small boats. The price has the advantageous air(sight), $375… We look closer but it is from Carti to Carpurgana… Thus by adding expenses since Panama City to Cartagena, it is all the same 500 $! Thus NOT! To have crossed 2 groups during our trip, we are very satisfied not to have left with them… Everybody complained about the lack of activities, about beaches dégueu ‘, meals that they had to get ready alone and of the mono for shrill(garish) voice(vote) which made points during the day but without interests!
  * Cross by the sea with a sailboat… We hoped we could be embarked free of charge, working aboard our part, on a sailboat which would be of passage by Panama and which would go in the direction of the South. After some months of internet researches, we realize that it is going to be more difficult than we think. Today, a lot of of sailors made of this passage a true business. We find easily organized tours of Panama City to Cartagena for 5 days of madness on the paradisiac islands of San-Blas for the moderate $550 …. By making more detailed researches, we find however in many tours, the abondante – fresh and diversified food announced is only rice and puree of flageolets, that boats embark 15 persons while they can accommodate only 6, while the equipments of safety are rare and insufficient and in addition whom certain captains are constantly under influence of drugs (more or less strong!) and of alcohol! Thus the comments of the travelers are not always positive! Once in Panama we had a look of all the interesting boats marinaded to find a boat without tour, but we only find to go to Equator and we we want to go in Colombia! On good advices of old French sailors we are going to opt for the adventure =) So NO for sailboats!

  * Cross by the sea with lanchas rapidas, fast boats. According to the testimony of the other persons having realized it, the cost is approximately $250. It is necessary to manage to find boats, but with possibility of discovering the way of life of Kunas, native population of Islands San Blas.
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Isla des San Blass

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On fonce dans la mer des Caraïbes sous la pluie

The Adventure

We could also name that: San Blas, Google lied!! Or  » I have no luck »! If you write San Blas in Google Image you will have paradisiac islands, sun, people who drink some champagne on massive Catamarans, in brief that of the dream! We are going to tell you the side dark of the San Blas!
Day 1:
The adventure begins at 4 am in the morning on the parking of a supermarket where we have a meeting with one 4*4 black to join the port of Carti on the Caribbean coast. We think of meeting ourselves with a whole heap of tourists… But not! There are already 5 persons on the back banquette and we have two small seats in a back, where we are joined by another woman and little boy! It felt like a Chicken bus, at night, in the rain and on the sinuous roads, typify roller coasters of the jungle of Darien off we go. 2:30 hours later and not far from the vomit, here we are on territory Kuna, the native community of the North of Panama. In the arrival we understand that we do not have chooses the tourist circuit and thus not the simplest, but we are in the habit and we like that! Carti in fact it is a hut, some mud everywhere, and lanchas… Nobody speaks Spanish!! Ouhouh. The driver of  4*4 give us a telephone. An English-speaking person asks us if we are in Carti,-oui-, if we wish to join Colombia,-oui-(thus said the news go fast!) and if we want to join a catamaran for 550 $, – not thank you-. A man who made the journey with us since Panama City, helps us to find people who would have information about the boats which would go in the direction of Puerto Obaldia, last Panamanian city, and customs post thus compulsory passage before the border. In other words that Kunas is rather reserved. They send us towards a boat which goes to Caledonia. We ask if we can embark etc. We really have no answers of the captain… But fortunately, the woman who gave the indication accompanies us. Within two minutes, not really sure of our destination we embark with 10 other persons, and 1 pilot, 1 mechanic (we shall understand that he is a mechanic later!) and a fellow who serves as eyes for the pilot, and a whole cardboard heap in the direction of the island Calédonia. 6 hours boat ride…
Isla Caledonia apres la pluie

Après la pluie dans les ruelles de Isla Caledonia

Half a first hour it is the fun, the sky is grey and the turquoise blue water is notreally blue but we making cruve between islands, some of white sand with some coconut palms and the others completely covered with hut in bamboo with straw roofs where live Kuna communities. Then, the thunderstorm explodes and it begins raining. Without we have no roof on our small boat… Thus we unfold bits of plastic, we protect ourselves as we can of the rain and we begin to feel the first waves of the ocean. We move so fast that the boat takes an angle which prevents the pilot from seeing in front of. We understand the role of the lad in front which hangs on bravely to a rope and is standing up in front of wind, wind in hair and rain in full face especially. He indicates to the pilot the pieces of wood which float and islands to avoid them (it is better!). Half a first hour it is the fun. That cracks of everywhere, it is raining in big drops and we move really fast (and we have not still sore ass!) and there, 20 minutes later, we break down! Hahaha in the middle of nowhere in full storm. We also understand to what is of use the mechanic: the head in engines and nose in the diesel oil. We leave rather quickly and we shall have still two or three times this small technical problem.
The road is long and the rain as reason of our travelling companions and our thirsting crew. We stop on a small island, so that these misters can buy a big bag of small bottles of beer. Ouhouh we are in high tide, in full storm and our crew puts itself has to drink! We have the right for a true championship of the most stupid, which drinks its bottle as quickly as possible, of the one who will drink it most and of the one who will throw it farthest outside the boat (bah yes the sea it is a dustbin!) we begin has bad credit note in sore ass and in spite of our magnificent cover, to be dipped up to our bump. After some stop for repurchase of beer and break wee-wee, in the sea also! We were able all the same to take advantage of one hour of journey without rain we arrive at Calédonia.
Calédonia is an island completely covered with houses of bamboo with straw roofs and is no more than 150 meters on 250 m. There is a quite small restaurant and an on piles inn where we can rest and spend a night in hammocks there. Anyway there is no room for the tent, they are ona top of the others. It intrigues us a lot, why are they on the top of the others on quite small ends of island while there are unlimitedness of lands on the coast? Ingnacio, the manager of the restaurant explains us that the grandfather of his grandfather came down from the river to find a saferplace and healthier because inlands all his family and tibue would die because of mosquitoes. That is why, there are few villages on the coast and what people live on the islands where there are much fewer mosquitoes. They possess gardens which allow them to be self-sufficient in fresh product, they put their pigs and hens on piles and for the rest it is the boat which every 20 days comes to provide them with raw materials and other product typifies toilet paper, sugar, Coca-Cola etc….
We settle down and recovers a little of our journey then we go off to explore the village and especially in search of a boat for Colombia, because it is cute here but if we have to spend there several days that is going to be long. Distribution of coloured pencils to the kids who run barefoot in the small paths of the village and we obtain an information, the boat which provides islands arrives this evening and leaves for Puerto Obaldia tomorrow! Perfect! Well it is necessary to negotiate all this with the captain, who is a little bit rough but it is possible, tomorrow at about 8:30 am for $25 and 3:30 am of journey (that’s it the adventure, a lancha rapida it is 45 minutes!)
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Le port de Isla Caledonia!

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Ravitaillement bière et pause pipi!

Day 2:
A small night, because a tour (San Blas Adventure, they make the same thing as us but for the valuable double) landed with 25  young people and because they passed by the Duty-free and apparently the alcohol was not expensive… We have a hard time to embark on ‘ Rey Emanuel ‘ because we have to pass by another boat full of coconut and it is far from being easy to walk on coconuts with a big bag on the back. 8:30 am all the village seems provided, we weigh anchor, the cook of the boat gets down to work, not seen if the moment between when it unloaded the bags of rice then moved the cans of diesel oil and scaled fishes the hands passed by the stage soap!? We refuse the breakfast offered on board and we settle down in plastic chairs as we can, because the floor of the boat is a duck-boards. The sea swells little and that begins to rock but the smell of diesel oil and the fresh dropswhich slap our face rock us. We fall asleep almost, we nap until a wave bigger than the others comes to break this complete alchemy and to bring down our chair of duck-boards. The opportunity to see some dolphins 🙂
Finally here we are: Puerto Obalbia, last stop of Central America, that makes us a little bit strange, but we are very excited to arrive in South America (and in particular in Colombia). Small line in the smallest customs office which we have never seen… Especially that Mylène went in with her big bag and has to move back to be able to go out because not way to turn around! Hahaha). We find a boat which waits for the last morning travelers, among whom those who took a plane since Panama. And the adventure continues, we are in a boat even smaller than the hurdy-gurdy and with more powerful engines which literally blow us up above waves, than the ocean sending water that crash against abrupt cliffs which line the jungle. At the same time we also crash in the hollows of waves and we have the right has 30 minutes of pat bottom, while admiring this intact nature which seems impenetrable and scarry…
Finally in a small bay, Colombia:-) Capurgana, border city but only accessible by the sea is also a privileged destination of Colombians. Small stamp at the customs office, the simplest and the fastest of our trip, typical fish soup, purchase of the ticket for the boat of tomorrow and we spin to rest at ‘Nelly’s’. A small cheap hostal just a step from the port. We stretch out and we begin to scratch our legs. We look but that does not look like mosquito bites. We are a little afraid whether it is  bed bugs, we get up, we lift the sheet and there: a crab!! The naughty 😉 the life here is very quiet given rhythm by the arrival and the departure of the boats which make them go and comes towards the border and so now it is the low season, we can feel that tourism developp rapidily here. Big night of sleep!
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Partie de volley-ball après la pluie à Isla Caledonia

Isla Caledonia Distribution Crayons couleur

Distribution de crayons de couleur aux enfants d’Isla Caledonia

Day 3:
We had be told that the boat left at 7:30 am and that it was necessary to be there at 7 am. It is what we make except that the employees of the boat have not the same instructions and they arrive one after the other late. We are ready to leave at 8:30 am directionTurbo from where we can join by bus Cartagena. We are back for a session of pat bottom but with small comfort all the same a mini pillow and a roof. Small break not planned to fill up (finally it is better that to run out of gas in the middle of the ocean!) then as we get closer to Turbo and as we move forward in the river we admire brown waters which arrive from lands and which come to throw themselves into adeep blue ocean. We read that the port of Turbo was a bit rought but we didn’t think that much!
We arrive on a quite small platform of 3 pieces of wood, to unload everybody more the luggage and where there is already a whole lot of guy which shouts us above to know where we go. We are well careful in our bag which we get back in an atmosphere of apocalypse and we manage with great difficulty to extricate ourself from this mess to arrive finally in another mess! The city swarms with everywhere around us of hundreds of people, that shouts in every direction, women who sell some fish on the platforms which looks like a dump, motorcycles, carts pulled by horses, that honks in every directions, the mud by way of pavement….Wow we have to get out from here!! A guy indicates us that the bus for Monteria (correspondence for Cartagena) arrives at 11 am and costs 35000 Pesos. Well 15 minutes to wait in this jungle and to try not to die by crossing the street! We get on the bus and we pay not the ‘ buseo ‘ but the guy who informed us! Strange, we make sure that we are in the good bus and we perceive through all this agitation that two men fight with machetes!! 😮
Finally we leave through this city which countered quite destroyed, heading for Monteria. Unfortunately the main road is closed. We take a muddy track unstead (we have almost stayed there), dusty in others places (we had it up to our teeth) and bumpy the major part of time((we felt as bottles of Orangina, shaken well!) to Monteria, we embark by discussing arduously the prices in a minibus for Cartagena with other tourists. We do not know where we are going to arrive in the city but we know that we are going to arrive late!
Cartagène of India, one Saturday evening at 10 pm it is the ‘rumba’, it is the party, it is the madness. We find with great difficulty a not too expensive hotel but above a nightclub. We fall asleep exhausted rocked by the music down in a smothering heat…
If we would have to do it again, even if it was really an experience which cost us half of the tourand we lived a beautiful adventure, we would take the plane!!
Isla Caledonia ravitaillement resto

Ravitaillement Isla Caledonia

Drapeau Kuna

Drapeau Kuna

Tips:
4*4 Panama – Carti = $25 for 2:30 am
Ricardo Barrios 6692-7113, if he(it) is complete he(it) diverts you towards an other one…
Tax of the Kuna community $10
Tax of the port(bearing) of Carti $2
Lancha rapida Carti-Caledonia = $60 for 6 hours
A hammock = $5
Have supper to the restaurant of the village = $5
Boat of the goods Caledonia-Porto Obaldia = $25 for 3:30 am
Lancha rapida of Porto-Obaldia-Carpurgana = $15 for 30 min
At night = 15 000 COP (for 2)
Meal 6000 COP
Lancha rapida Carpurgana-Turbo = 55 000 COP + 10 000 COP by bag for 2 hours
Take enough cash because there is no ATM before Turbo. Possibility of changing some money at Carpurgana.
Buseta of Turbo to Monteria = $ 35 000 COP (4 hours)
Buseta from Monteria to Cartagena = $ 40 000 COP (4 hours) Drank Turbo to direct Cartagena leaves only in the morning at 8 am and are worth 90 000 COP
Isla caledonia Nino escuela

Nino Isla Caledonia

Isla Caledonia vue du village

Départ de Isla Caledonia avec Rey Emmanuel

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5 Commentaires

Classé dans Amérique Centrale, Amérique du Sud

5 réponses à “De Panama à Colombia, le Darien Gap: 1 frontiére, 2 pays, 3 jours de bateaux, 0 vomi!!

  1. Anne

    Wow…….je suivait votre trajet sur google map, c’est un peu capotant les endroits que vous aller, clairement pas des chemins bien tracées, je vous trouve tellement courageuses….merci milles fois de partager…fantastique !

  2. psycho

    Espèce de guedins va! 😉

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