La route des Andes version non-touristique


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En Partant de la Cordiellera Blanca

Pour partir de Huaraz et rejoindre le sud nous avons deux solutions:

– Option 1: Prendre un bus de nuit jusque Lima (où l’on ne souhaite pas vraiment faire étape) puis faire 24h de bus pour rejoindre Cusco et la Vallée Sacrée = Parcours touristique.

– Option 2: Prendre 5 jours pour passer dans les terres par les routes les plus imprévisibles, les plus sinueuses, vertigineuses, (dangereuses) et non touristiques du pays.

Bien sûr nous optons pour l’option 2!!

A vos cartes ! Car même si Mister Google oublie quelques routes, nous allons les emprunter.

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Faire une réserve de bois ! Stock de bois de la boulangerie la plus réputée d’Ayacucho

Nous avons donc pendant 5 jours traversé des paysages magnifiques qui paraissent inaccessibles, passé de 4000 mètres d’altitude où le vent rabat les oreilles des alpagas et où l’herbe est rase et sèche; à des vallées chaudes et verdoyantes jonchées de bananeraies et de cannes à sucre, en passant par des pentes abruptes où seuls les cactus poussent (cultivés mais nous y reviendront plus tard).

Les distances kilométriques sont courtes entre chaque ville mais les temps de route sont à rallonge (en gros on sait quand on part mais on ne sait pas quand on arrive!)

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Ayacucho

Depuis Huaraz nous sillonnerons de grandes plaines pour sortir de la Cordiellera Blanca et nous éloigner des glaciers et sommets enneigés pour arriver dans le trou du cul du Pérou : La Union où nous embarquons dans un 4*4 pour descendre et rejoindre la chaude et poussiéreuse Huanuco à la frontière de l’Amazone et des Andes. (les photos sont bloquées dans l’ordinateur)

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On fait des réserves de nourriture avant de partir du Huancayo

Nous repartons dans la foulée pour Cerro de Passo, une horrible ville minière, froide et glauque ou nous passerons la nuit dans un hôtel de passe des plus pourris (oui oui aussi pourri que le Honduras mais en version froide!! donc on dormira dans notre sac de couchage!).

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Pour un long voyage, faire un stock de pain!

De là, nous allons rejoindre la grouillante Huancayo où les gens ne doivent pas souvent voir de touristes. Ils nous interpellent dans la rue pour savoir d’où l’on vient  nous font la bise et nous invitent dans leur églises!!

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Gare de bus de La Union. Plus Royal tu meurs!

Quelques centaines de kilomètres plus au Sud nous feront étape à la très agréable Ayacucho ou nous débarquons en plein défilé de candidats aux prochaines élections régionales: ambiance! Le lendemain nous faisons étape à la petite mais pleine d’activité en ce dimanche de féria : Andahuaylas.

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Et pour les voyages en montagne ne pas oublier une petite laine 😉

Puis ce sera notre nuit de bus la plus horrible de notre vie … dans un bus plein à craquer niveau passager (tous avec leur couverture et leur ration de bouffe pour la nuit donc un peu odorant tout ça!) et les soutes pleines à  ras bord, tellement pleine que à chaque trou dans la piste ou à chaque dos d’âne on sent bien que les amortisseurs sont au max et que les roues raclent un peu le châssis!! Puis nous arrivons dans certainement la partie la plus critique du chemin: chaleur et odeur à son maximum dans le bus, on roule au pas, le bus balance d’un côté puis d’un autre, les gens dans le bus crient au chauffeur   »despacio despacio, con cuidado » (doucement, doucement, avec prudence! » heu on s’accroche aux accoudoirs, on essaie de ne pas imaginer le vide et l’état de la piste et on espère que ça ne va pas durer…. puis 2 heures plus tard, pause pour réparation d’une roue crevée à 2  heures du mat’ au bord d’une piste énormément fréquentée vue l’heure! (non ce n’est pas ironique, il y avait beaucoup de circulation). Nous arriverons finalement avec 4 heures de retard à Cusco!

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Vue depuis notre hôtel à Ayacucho

Record La Union- Hunuco : 140 km – 4 h , pire qu’un weekend de chassé croisé de vacances d’été sur les route de France (sans oublier, la poussière, la chaleur et zéro sécurité!)

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Classé dans Amérique du Sud, Pérou

Vallunaraju, 5686 métres


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Vallunaraju en redescendant

14 juillet, jour férié en France, nous partons sur un glacier. Après avoir longuement recherché une agence fiable et qui n’exploite ni les hommes ni les animaux, nous partons avec Quechuandes. Nous arrivons à l’agence et préparons nos sacs avec le matériel prêté, crampons, piollet, sac de couchage -20C… Marie, originaire de Belgique mariée à un Péruvien nous prépare snacks et sandwichs pour le midi. On monte dans le taxi qui nous attend au coin de la rue. Alors : c’est la pire route en taxi de tout le voyage, un tracteur ou un quad auraient été plus appropriés pour ce type de route, des cailloux dans tous les sens et les trous qui vont avec… Pendant 2h à rouler au pas, des bling et blang de temps en temps qui accrochent le font de la voiture.

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vue du campement, la vallée

Altitude 4200 m. On arrive à destination et on peut commencer la randonnée vers le campement. C’est vraiment raide et le guide avance d’un pas assez soutenu. D’autant plus difficile à suivre qu’on a des sacs bien chargés (17 à 20 kg). Nous n’avons pas pris l’option porteur, comme d’habitude! Le chemin étant trop raide pour les ânes dans cette partie de montagne, ce sont des humains qui portent ici le sac des randonneurs! On mange notre pic-nique à mi-chemin. Vers 14h30 nous arrivons au campement, où nous montons tente et installons nos affaires. Nous sommes à 4900m maintenant. Pas trop mal à la tête, mais nous buvons tout de même un maté de coca. On devait aller jusqu’au glacier pour un entrainement, mais nous restons derrière la tente sur un petit bout de névé. L’explication n’est pas longue. On fait une micro sieste pendant que le guide cuisine. On rejoint pour manger un soixantenaire qui vient des USA, parti avec la même agence mais avec un guide pour lui. Car pour un glacier, il faut un guide pour 2 personnes. On mange difficilement en raison de l’altitude… Et on en laisse beaucoup pour les renards. On contemple le soleil qui se couche sur les sommets enneigés tout autour de nous en buvant un dernier maté. Il est 18h30, on va se coucher. Réveil prévu pour minuit. On a dû s’endormir vers 21h, nous avions très mal à la tête et froid malgré la tente 4 saisons et les sacs de couchage -20C… Et il y avait aussi les bêtes qui jouaient autour de notre tente et qui se prenaient les pattes dans les tendeurs!!

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coucher de soleil

Debout à 00h30, on prend une demie heure pour mettre toutes nos couches dans le froid, pas facile! Puis, petit-déj avec maté de coca, pain beurre confiture. Encore une fois très difficile de manger! À 1h30, les bottes de montagne aux pieds, nous partons pour le glacier. Il y a 1/2 heure de marche, enfin d’escalade. Les parois de roches sont très raides et lisses et avec des chaussures aussi raides et inconfortables aux pieds c’est quasi mission impossible. Mais bon, on y arrive quand même, même si sur la route, je me demande ce que je fous là!? 1h du matin en pleine nuit, à 5000m d’altitude, à faire de l’escalade avec des chaussures rigides et handicapantes aux pieds …?! Pour que vous ayez une idée : imaginez escalader avec non pas des après-ski mais des bottes de ski ! Ben croyez moi, c’est loin d’être facile. Bref, après 20min de galère, on arrive aux pieds du glacier. On ne voit toujours pas le sommet, ni le chemin d’ailleurs, mais on le devine à la lueur de la frontale sur le casque! On chausse les crampons. On s’encorde, le guide devant, moi au milieu et Alice derrière. Et c’est parti pour une montée progressive et lente. Il fait quand même très froid, malgré notre technique de l’oignon… (consiste à enfiler épaisseurs vestimentaires les unes sur les autres). Bon toutes ces couches, l’altitude, le froid, l’ascension est très très lente. Nous ne distinguons pas du tout les pentes et leur degré mais nous montons petit à petit, poco a poco, avec de nombreuses pauses car qui dit altitude, dit manque d’oxygène et donc difficulté à respirer et reprendre son souffle. Un pas après l’autre. Malgré l’altitude, on ne boit pas beaucoup. De toute façon notre eau est gelée. On continue toujours un pas après l’autre tout doucement. Vers 4h30, on regarde l’heure, déjà 2h30 que nous marchons un pas après l’autre tout doucement. C’est un sentiment assez étrange de regarder autour de soi et de constater qu’il n’y a rien, rien d’autre que de la neige…. Toute cette étendue blanche à perte de vue éclairée par la pleine lune qui veille sur notre difficile avancée. On rattrape l’États-unien et son guide. Il nous lance « I’m running out of gas, where is the next petrol station » (comprendre je suis à bout, je n’ai plus de carburant, où est la prochaine station essence?). Fatiguées et épuisées, on essaie tout de même de l’encourager à continuer. Les 2 guides sont plus mitigés et nous disent qu’il faut garder de l’énergie pour redescendre. Certes, mais on trouve ça un peu abusé, et on leur fait remarquer qu’ils sont censés nous encourager. Nous on veut continuer, surtout que le jour ne va pas tarder à se lever. Malgré les ampoules des bottes qui me heurtent et me font rager à chaque pas, »fucking boots », on continue et je veux vraiment arriver en haut. Chaque pqs est douloureux et de plus en plus difficile. Les pauses sont de plus en plus nombreuses, presque à chaque pas. Le soleil arrive arrive bientôt… Le guide nous indique des seracs (bouts qui se détachent du glacier)et qu’il ne faut pas trop s’arrêter… Puis, il y a des crevasses, il faut passer très vite. Au plein coeur du réchauffement climatique, même si on n’a pas le temps d’y penser à ce moment précis… Puis, nous y sommes! Le soleil nous offre des lueurs magiques, et enfin on peut voir de l’autre côté de la montagne, vue sur d’autres glaciers, levé du soleil…. Que dire?! Rien. Juste contempler. C’est magique.

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en haut

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lever de soleil, d’un côté

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de l’autre

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Nous en haut

On admire silencieusement le paysage. Puis assez vite, nous entamons la descente, très intéressante car la lumière du jour révèle les trous béants et vertigineusement profond des crevasses… Impossible d’estimer de combien? des centaines, des milliers de mètres… Pas le temps de s’y attarder, la zone n’est pas très sûre! La lumière du jour éclaire maintenant le chemin que nous avons emprunté et je réalise mon exploit personnel! Les pentes sont tellement raides! Incroyable que je sois parvenue à les grimper. Si je les avais vues, je ne m’en serais pas sentie capable psychologiquement! Merci la nuit! Rien n’est impossible… Les paysages bleutés, la neige à perte de vue et le soleil qui illumine toute cette étendue, c’est magnifique!

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Crevasse

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Plus on descend et plus les pentes sont pentues. Le guide baille chaque fois qu’on s’arrête pour prendre des photos c’est assez énervant, mais tant pis, nous on revient pas demain! Bon c’est vrai, il faut poser les bâtons, enlever les gants, sortir l’appareil… Et comment ne pas prendre de photo? comment ne pas essayer de capturer cette pureté?! Il semble très pressé de rentrer, à peine arrivé à la fin du glacier, il passe des coups de fils alors qu’on fait une pause pour manger quelques graines et nous asseoir. Bon entre les baillements et les coups de téléphone, il nous presse pour redescendre, on a vraiment l’impression qu’il n’a pas envie d’être là!! vallu 6 Vallu 5 Vallu 4

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On arrive au campement, on range tout. Lui nous fait une soupe… Pas bonne! Ce devait être l’autre guide qui a cuisiné la veille au soir! Bon, puis il nous dit de commencer à redescendre et qu’il nous rejoint. c’est ce qu’on fait lentement… Nombreuses chutes pour ma part car beaucoup de boue et de fatigue! Enfin en bas, le taxi nous attend… Impossible de dormir dedans car la route est dans le même état que la veille!

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où est Alice?

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Classé dans Amérique Centrale

Santa Cruz, 4 jours sans ânes mais au milieu de benêts…


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Entrée du parc national et début du trek Santa Cruz

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Souvenir du Costa Rica, Pura Vida

 

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Oies sauvages des Andes toujours en couple toute leurs vies

 

Et c’est parti pour une autre randonnée. Nous avons choisi pour continuer notre acclimatation le trek du Santa Cruz, proposé par toutes les agences du coin et qui semble assez facile. Ce serait l’occasion pour nous de nous enfoncer davantage dans la cordillera blanca et de découvrir d’autres secrets du Parc Naturel Huascaran et surtout de nous approcher un peu plus du plus haut sommet du Pérou le Huascaran lui-même! Alors même si tout le monde part avec une agence et fait porter son sac par des ânes et bien nous on sera nos propres mules. Bon comme d’habitude, on fait la randonnée en sens inverse! Le premier jour ne nous offre rien d’exceptionnel en vue car nous longeons un petit ruisseau. Par contre nous trouvons l’aire de camping bondée de tentes déjà montées par les « multiers », le temps d’aller malencontreusement mettre les pieds dans des trous d’eau ou de boue pour aller chercher de l’eau, les « randonneurs » arrivent pour mettre les pieds sous la… tente cuisine!

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Une vache qui voulait manger nos sandwichs

 

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La grande vallée le deuxième jour

 

Le lendemain, alors que nous remballons tente et tralala, nous observons les groupes se faire réveiller avec une bassine d’eau chaude et un thé à la tente, presque un petit déj au lit! Nous partons donc avant tout le monde pour profiter des paysages magnifiques au lever du soleil avec les lumières incroyables que cela sous-entend. La journée nous épate pour toutes ces vues incroyablement surprenantes. Nous arrivons le soir au campement aux pieds du col à 4750m.

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ombres chinoises péruviennes

 

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rencontre de couleurs

 

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soleil du matin qui fait du bien

 

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Hohoooo Y’en a qui y sont restés…..

 

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la vallée

 

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et les sommets de l’autre côté

 

Alors que nous avions prévu de nous lever encore plus tôt pour monter de nuit et profiter du lever de soleil au col, nous repoussons le réveil car il neige! Malgré cette contrainte climatique nous partons tout de même sous la neige… La montée est longue et difficile et le vent ne remonte pas le moral… Mais des groupes sans sac, nous suivent de prés et nous donnent la hargne d’arriver en haut avant eux! Quand nous arrivons en haut, heureusement le temps c’est dégagé et nous apprécions la vue sur la vallée en pensant à tout le chemin parcouru…. Nous montons le plus haut possible en nous hissant sur des rochers pour regarder passer les touristes et les ânes en savourant une collation bien méritée. La suite de la journée n’est qu’une longue descente de l’autre côté car maintenant qu’on est en haut il faut bien redescendre!

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vue du col sur le parcours de la veille

 

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descente infinie vers notre dernier campement

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Pour notre dernière nuit, nous pensions nous arrêter à l’avant dernier site de campement mais il était plein… Nous avons donc continué un peu plus loin vers le dernier camping et décidé de nous arrêter au beau milieu de tout, ou plutôt de rien avec les montagnes, le ruisseau et cette grande plaine juste pour nous!

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Camping sauvage la troisième nuit

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Pour repartir on faisait moins les malignes quand même car nous n’avions pas de camionnette pour nous redescendre à Huaraz et le chauffeur de bus des locaux nous demandait un prix exorbitant… Heureusement on est reparti avec un tour grâce à un cuisinier avec lequel nous avions sympathisé pendant ces 4 jours de randonnée et qui espérait nous emmener sur un glacier avec ses casseroles… Merci au charme légendaire des petites Françaises…

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Vue du col à 4800m sur la route de la mort… autant dire qu’on a serré les fesses dans la descente!!!

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Le col sur la route du retour à 4800m

 

 

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Classé dans Amérique du Sud, Pérou

L’incontournable Laguna 69


Départ vers 6h du matin de Huaraz, direction la Laguna 69, la plus réputée de la région. Nous arrivons au départ de la randonnée vers 10h30, après un arrêt à la Laguna 67.

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Laguna 67

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Pour commencer, nous marchons dans une grande vallée ouverte avec des ânes et des vaches qui broutent ici ou là. Au loin, nous pouvons apercevoir les sommets enneigés des différents glaciers aux alentours. Nous marchons 1h environ dans ce paysage magnifique. Puis, nous entamons une zone de zigzag, ça monte dur et nous sentons bien les effets de l’altitude, souffle court et difficulté à marcher d’un rythme soutenu.  Puis, nous arrivons dans un décor surréaliste, tout jaune avec 2 petites lagunes et on peut déjà apercevoir la suite du chemin, qui semble raide et zigzaguante. Quelle galère cette montée… Mais petit à petit, après 3h30, on arrive jusqu’au sommet à 4600m. Wahou!!! Nous voilà bouches bées devant cette lagune d’un bleu magique, avec derrière ces impressionnants glaciers de plus de 5500m qui surplombent le tout. Ce paysage, incroyablement beau, nous fait oublier toute la difficulté de la montée. Beaucoup font cette journée de randonnée non préparés, et non acclimatés à l’altitude poussés par les agence touristique qui vendent la randonnée comme « facile »… Sur la route du retour, certains en feront les frais, fraichement arrivés de Lima (niveau de la mer) en jean et veste en cuir = vomi et mal de crâne… On a quand même eu de la grêle en redescendant, et oui à plus de 4000m, il fait froid!

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Tadaaaam la laguna 69

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Classé dans Amérique Centrale, Pérou

En route pour le Pérou


 ecuador-perou road    ecuador-perou champs riz
C’est reparti pour une histoire d’heures de bus, de passage de frontière et de défilé de paysages. Extrait d’un mail:
« Dernière (et très mauvaise) nuit Équatorienne, dans un hôtel de passe, pas cher, à Cuenca, juste à côté de la gare de bus où nous avons eu l’impression de dormir dans la rue ou dans le moteur d’un bus!!! Bref, départ 7h pour 12h de bus jusque Piura au Perou. Le passage de frontière était assez facile (installation toute neuve avec deux guichets (Ecuador et Peru) dans le même bureau! Nuit à Piura.
De Piura nous avons repris un bus jusque Trujillo (7h), où on voulait y passer la nuit. Mais, impossible de trouver un bus de jour pour Huaraz, pour nous rendre dans la Cordiellera Blanca. Donc, dans la filée nous avons repris un bus de nuit pour Huaraz (dèpart 22h et arrivée à 5h du matin). Petit tour dans la ville pour trouver un hostal pas cher et bien sur se faire aguicher par tout un tas de personnes qui conseillent des tours et hôtel…. très très collant
Bref nous sommes à 3100 mètres et nous n’avons pas mal au crâne 😊 il y a des montagnes magnifiques et énormes avec des sommets enneigées tout autour de nous. C’est magique. Le soleil tape fort et j’ai pris un coup de soleil entre 7h45 et 8h15 à attendre sur la place!
Nous programmons nos prochains jours ici : demain acclimatation et match mundial! Samedi Laguna 69. Dimanche repos et lundi départ pour 4 jours de trek Le Santa Cruz !! excitant!! Aujourd’hui nous avons mangé au marché. Pour la première fois nous avons eu un cafard dans notre assiette. Même si on soupçonne toujours leur présence, c’est la première fois qu’on en a un dans l’assiette! Bref, manger au marché, ce n’est pas cher et très riche en apports protéinés hahaha
 ecuador-perou arrivée huaraz
Ces derniers jours nous avons fait beaucoup de bus dans des paysages de fous!!!près de 30h en 2 jours (donc c’est pas mal)
Nous sommes parties de Cuenca à 2500 mètres avec des montagnes vertes couvertes de pins. Puis 2h plus tard, nous étions au milieu des grands canyons secs. Puis, 2 heures plus tard sur la côte ( altitude niveau de la mer) des immenses champs de bananes avec des petits avions qui les survolent pour y faire des traitements.
Puis, nous arrivons à la frontière, sur la côte Pacifique Pèruvienne avec de grandes plages de sable blanc d’un côtè et de l’autre du désert façon Death Valley (pendant plusieurs heures). Un peu plus loin nous traversons toujours le désert et ses puits de pétrole. Puis, du désert de roche avec des oasis qui sont en fait des immenses champs irrigués de riz et de canne à sucre.ecuador-perou bananes
De Piura à Trujillo, nous traversons du désert de sable comme en Afrique (selon les propos d’Alice) avec des cabanes de fortune en bois ou bâches et des grandes étendues de déchets, sac plastique et autre ordure…dégueulasse…. Des hectares et des hectares de décharge à ciel ouvert qui s’envolent… A croire que toutes les ordures du Pérou se retrouvent ici, ils ne savent pas quoi en faire!ecuador-perou sable
Puis, arrivent des cultures avec irrigation au milieu de cette sècheresse et au loin, des montagnes rocailleuses et sèches.
De Tujillo à Huaraz bah il faisait nuit mais nous avons bien senti quand nous avons attaqué la montagne avec ses nombreux virages dans le brouillard!! un peu flippant! Voilà nous sommes au Pérou et allons un peu taquiné les Andes de plus prés! »ecuador-perou vilage

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Classé dans Amérique du Sud, Pérou

Cuenca, une ville culturelle


Cuenca place centrale

Vous, ou votre œil maintenant avisé, le remarquerez peut-être, Cuenca est une ville coloniale. Son centre historique est classé au patrimoine mondiale de l’UNESCO depuis 1999. C’est également et surtout une ville culturelle où les retraités des Etats-Unis et du Canada y viennent passer du bon temps et se font nationaliser. Il y fait bon, il y a la montagne et la mer pas loin, du théâtre, des concerts, des jolis rues aux pavés inégaux et bâtisses qui lui donnent un petit charme en plus. Bref, Cuenca est une ville vivante, surtout le week-end (enfin sauf le dimanche!)

Cuenca cervezas pression

Une bonne bière pression

Cuenca bresil-chili

Brésil-Chile dans un centre commercial, toute la ville est là

Cuenca - Toits arrière cathédrale Cuenca bâtisse coloniale   Cuenca chat au tiroir Cuenca église by night Cuenca one street Cuenca otra vez  cuenca sstreet art cuenca tétard Cuencq street style

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Baños, du vert, beaucoup d’eau, et un peu de tranquilité


Depuis quelques temps déjà nous ne comprenons plus rien aux saisons des pays que nous traversons. Effectivement, la proximité de la ligne de l’Équateur y est pour quelque chose et les différentes altitudes aussi. En quelques heures de route,  nous passons de l’été à l’hiver, d’une saison sèche à une saison humide, d’une période froide à une période chaude…. plus le phénomène El Niño qui modifie pas mal le climat, on s’y perd un peu!

Banos centre dans une éclaircie

Plaza de Banos le temps d’une éclaircie

Banos Ecole bussoniére

Ici à Baños nous sommes à 1800 métres d’altitude, au pied d’un volcan en activité au milieu d’une vallée verdoyante parsemée de nombreuses cascades, avec bananiers, caféiers et canne à sucre. La ville est surtout réputée pour ses eaux thermales. On en profite pour se mettre au vert et découvrir la vallée entre les averses, enfin presque!

Banos Vtt t'as le look coco

Le look VTT 😉

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20 km de piste cyclable et un passage de tunnel

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La route des cascades

Lors de la randonnée vélo des cascades, nous avons tout d’abord été trempées en passant derrière la cascade del Diablo, puis nous sommes remontées à pieds de la cascade sous une pluie tropicale jusqu’à la route… Ça faisait spouit spoouit spouick dans nos chaussures! Heureusement, nous avons trouvé un pick -up qui nous a ramené jusqu’à Baños!

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En route pour El Diablo

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Mylène prend une douche au pied d’El Diablo

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Parcours du combattant humide pour passer derrière la cascade

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El Diablo

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Retour en camion bien mérité et surtout trempées

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Classé dans Amérique du Sud, Equateur